Le Japon n’est pas un pays difficile à visiter. Les formalités sont rapides, les trains sont à l’heure et la signalétique des grandes gares est en anglais. Ce qui demande de la préparation, c’est tout le reste. Les restaurants, les ryokan et les expériences qui justifient le vol ne sont pas conçus pour les visiteurs, et la plupart n’ont aucune raison de l’être.

Ce guide traite d’abord du concret : entrée sur le territoire, transport, argent, savoir-vivre, langue, tenue. Puis de ce que la plupart des primo-visiteurs apprennent trop tard, à savoir combien de temps à l’avance les bonnes chambres et les bonnes tables doivent être réservées.

L’essentiel

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ENTRÉE ET ARRIVÉE

La plupart des ressortissants occidentaux entrent au Japon sans visa pour un séjour allant jusqu’à 90 jours. Les formalités d’immigration sont efficaces et bien organisées. Narita et Haneda absorbent sans heurt le trafic international, même si les périodes de pointe, Golden Week, saison des cerisiers, automne, peuvent allonger les files au contrôle des passeports. S’inscrire sur la plateforme Visit Japan Web avant le départ permet de préenregistrer les informations de douane et d’immigration, ce qui réduit nettement le temps de traitement.

Deux règles ont changé autour des formalités. Depuis le 1er juillet 2026, la taxe internationale de tourisme, perçue à chaque départ du Japon par avion ou par bateau, est de 3 000 ¥ par personne, contre 1 000 ¥ auparavant. Elle est en général incluse dans le prix du billet d’avion : il n’y a rien à payer à l’aéroport. En mai 2026, la Diète a aussi adopté la loi qui crée JESTA, une autorisation de voyage en ligne que les visiteurs exemptés de visa devront obtenir avant l’embarquement. Le gouvernement vise un lancement pendant l’exercice 2028 (d’avril 2028 à mars 2029). Chaque demande sera payante, et le montant n’est pas encore fixé. D’ici là, aucune autorisation préalable n’est nécessaire.

Depuis les aéroports de Tokyo, la solution principale pour un voyageur exigeant est le transfert privé. Un chauffeur organisé par STAYGO vous accueille à l’arrivée et vous évite de traverser le réseau ferroviaire avec vos bagages après un long courrier. Le Narita Express et la ligne Keikyu vers Haneda restent de bonnes options si vous arrivez sans conciergerie, mais avec plusieurs valises, la voiture privée est le bon choix.


Un shinkansen à quai, un agent debout à côté

SE DÉPLACER AU JAPON

Le réseau ferroviaire japonais rend les vols intérieurs inutiles sur la plupart des trajets. Tokyo-Kyoto prend environ 2 h 15 en Nozomi ; Tokyo-Osaka, environ 2 h 30. La Gran Class, la voiture la plus haut de gamme, avec service à la place sur certains trains, circule sur les Shinkansen Tohoku, Hokkaido, Joetsu et Hokuriku, les lignes qui partent de Tokyo vers Aomori, Hakodate, Niigata et Kanazawa. Sur la ligne Tokaido vers Kyoto et Osaka, le cran au-dessus de la Green Car est désormais la Supreme Class : des compartiments privés à bord des rames N700S depuis le 1er octobre 2026, sur une douzaine de trains par jour au lancement. De Tokyo à Shin-Osaka, le compartiment pour deux commence à 60 500 ¥ l’aller et le compartiment individuel coûte 42 100 ¥ (tarifs publiés en juin 2026).

Si vous achetez vous-même un Japan Rail Pass, le pass Ordinary de 7 jours pour adulte coûte 53 000 ¥ depuis le 1er octobre 2026 (74 000 ¥ en Green), même si le site officiel le vendait encore 50 000 ¥ (Green 70 000 ¥) le 28 octobre. Pour prendre le Nozomi avec le pass, il faut un billet spécial à part.

Transport terrestre privé
LOCATION ALPHARD & LEXUS LM

Pour les déplacements en ville et les excursions, STAYGO organise la mise à disposition de Toyota Alphard et de Lexus LM avec chauffeur, la référence du monospace haut de gamme au Japon. Vitres teintées, sièges capitaine, chauffeur professionnel et service de porte à porte depuis votre hôtel. Pour les groupes plus nombreux ou les trajets plus longs, le Mercedes-Benz Classe V est également disponible. C’est ainsi que se déplacent les clients STAYGO Signature.

En ville, les taxis sont au compteur, propres et fiables. Les chauffeurs portent des gants blancs et les portes s’ouvrent automatiquement. Le métro de Tokyo est réellement excellent, mais demande un temps d’adaptation. Pour un premier séjour, le compléter par un taxi ou une voiture privée dès qu’il y a des bagages, un itinéraire compliqué ou un horaire serré est le choix pratique.

Pour le métro, les bus et les courts trajets JR, une carte IC évite d’acheter un billet à chaque fois. Sur iPhone, l’application Welcome Suica Mobile de JR East en émet une sur-le-champ, sans caution ni inscription, et on la recharge avec une carte via Apple Pay. Le solde expire 180 jours après l’émission et n’est pas remboursé : rechargez par petites sommes.


SAVOIR-VIVRE : CE QU’IL FAUT SAVOIR

Le Japon a la réputation d’un savoir-vivre compliqué. En pratique, les règles qui comptent sont peu nombreuses, et les hôtes japonais n’attendent pas des visiteurs qu’ils les connaissent. Une maladresse sincère ne froisse presque jamais. Ce qui se remarque, c’est que vous avez fait l’effort.

Les points de savoir-vivre essentiels

Pour les ryokan, les restaurants kaiseki et les expériences culturelles privées, votre concierge STAYGO vous explique avant votre arrivée ce que cet endroit précis attend de vous.

L’exception au pourboire concerne le guide privé ou l’interprète habitué aux visiteurs étrangers, qui peut l’accepter en remerciement. La JNTO, l’office national du tourisme japonais, conseille alors de le remettre discrètement dans une enveloppe ; on en trouve de petites dans les supérettes, les papeteries et les boutiques à 100 yens. Les poubelles publiques ne se trouvent que dans certaines gares, à côté des distributeurs (pour les bouteilles et canettes) et dans certaines supérettes : prévoyez de rapporter vos déchets à l’hôtel.


MONNAIE ET PAIEMENTS

Le Japon utilise le yen (JPY). Pour un pays technologiquement avancé, sa culture du paiement reste étonnamment attachée aux espèces. Beaucoup de bons restaurants n’acceptent que le liquide, en particulier les petits comptoirs omakase, les izakaya traditionnels et les maisons familiales. Il en va de même des ryokan ruraux, des droits d’entrée des temples et des marchés locaux.

La source de yens la plus fiable pour un visiteur étranger reste les distributeurs des supérettes 7-Eleven, qui acceptent pratiquement toutes les cartes étrangères sans difficulté. Les distributeurs de la poste sont également fiables. Les comptoirs de change des aéroports sont pratiques mais proposent de moins bons taux. Gardez en permanence entre ¥30,000 et ¥50,000 en espèces, davantage lors d’un séjour en zone rurale ou dans une station thermale.

La carte passe dans plus d’endroits que les comptoirs « espèces uniquement » ne le laissent croire. Selon le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, les paiements sans espèces représentaient 58,0 % en 2025 selon son nouvel indicateur national (46,3 % selon l’ancien indicateur international), surtout par carte de crédit. Seven Bank, qui exploite les distributeurs des 7-Eleven, cite Visa, Mastercard, American Express, JCB, UnionPay, Discover et Diners Club parmi les cartes acceptées, tout en prévenant que certaines cartes portant ces logos peuvent être refusées. Mieux vaut emporter une deuxième carte d’un autre réseau.

Les achats détaxés ont changé le 1er novembre 2026. Les boutiques encaissent désormais le prix taxe de consommation comprise, et vous récupérez la taxe en quittant le Japon. À l’aéroport, avant l’enregistrement, vous scannez votre passeport à une borne des douanes dans le hall des départs (dans les grands aéroports, vous pouvez aussi commencer sur Visit Japan Web). Un résultat vert signifie que c’est terminé ; un rouge, que la douane veut voir les articles. Les conditions : les articles quittent le Japon dans les 90 jours suivant l’achat, le minimum est de 5 000 ¥ hors taxe par boutique et par jour, les produits consommables restent inutilisés, et chaque article d’un ticket est avec vous, faute de quoi rien de ce ticket n’est remboursé. Le remboursement est ensuite versé selon la méthode de la boutique.

« Le yen se situe actuellement à des niveaux historiquement faibles face au dollar américain, au dollar australien et à la livre sterling. Les chambres qui coûteraient bien davantage dans un hôtel occidental équivalent, et les dîners omakase des comptoirs étoilés, sont tous libellés dans cette monnaie. »


LA BARRIÈRE DE LA LANGUE

La signalétique en anglais couvre les grands pôles de transport, les sites touristiques et la plupart des chaînes hôtelières internationales. Au-delà, le niveau d’anglais du personnel varie beaucoup. Les ryokan haut de gamme qui reçoivent une clientèle internationale ont en général quelqu’un qui le parle. Les restaurants omakase réputés, les comptoirs à sushi de quartier et les boutiques spécialisées, souvent non.

Une application de traduction ne règle pas cela. Ce qui le règle, c’est quelqu’un qui parle japonais, qui fait la demande, qui prévient le restaurant à l’avance et qui reste joignable pendant votre séjour si quelque chose doit être expliqué. C’est une grande partie de ce que fait STAYGO.

La fonction appareil photo de Google Traduction est réellement utile pour les cartes et les panneaux. Un boîtier WiFi de poche ou une carte SIM locale, disponibles à l’aéroport, sont indispensables pour naviguer et traduire en chemin.


Une salle de restaurant tamisée avec lanternes en papier et vue sur un jardin

TENUE ET PRÉSENTATION

La culture japonaise de la grande table et du ryokan a des attentes précises sur la tenue. Les restaurants kaiseki de haut niveau et les comptoirs omakase attendent au minimum une tenue smart casual : pensez à ce que vous porteriez dans un deux-étoiles à Paris. Les chaussures ouvertes et les vêtements de sport y sont déplacés, et les tatouages visibles posent problème à l’onsen comme dans beaucoup de ryokan.

Dans les ryokan traditionnels, un yukata, kimono léger en coton, est fourni pour les espaces communs et les repas. Les hôtes le portent tout naturellement. Pour les visites de temples et de sanctuaires, une tenue couvrante et sobre s’impose. À Gion, le quartier des geisha de Kyoto, une tenue discrète et un comportement discret sont attendus, en particulier le soir.


CE QU’UN SPÉCIALISTE CHANGE VRAIMENT

Au Japon, l’écart entre ce que vous pouvez réserver seul et ce qu’ouvre une connaissance locale est inhabituellement large. Beaucoup de comptoirs omakase recherchés ne prennent pas de réservation en ligne. Ils prennent un appel téléphonique en japonais, souvent après une introduction. Les ryokan recherchés tiennent des listes d’attente qui se comptent en mois, entretenues par des relations directes. Et tout le reste n’existe pas sur Booking.com : les visites privées de temples, les visites de musées après la fermeture, les ateliers d’artisans du quartier du tissage de Nishijin à Kyoto.

Pour un premier voyage, STAYGO prend en charge la logistique et passe les appels qui doivent se faire en japonais, afin que le voyage que vous faites soit celui que vous avez prévu.

« Arriver avec les tables déjà obtenues, les voitures déjà retenues et quelqu’un à Tokyo à qui écrire quand un plan change, ce n’est pas le même voyage qu’arriver avec une liste d’endroits où l’on espère entrer. C’est à cela que sert STAYGO. » Une structure de quatorze jours sur laquelle bâtir.

SOURCES ET MÉTHODE DE VÉRIFICATION

Nous avons lu les pages ci-dessous le 28 octobre 2026 et vérifié à partir d’elles chaque règle, prix et date de ce guide. Nous n’avons contacté ni les ministères, ni les compagnies ferroviaires, ni les boutiques. Ce jour-là, la liste d’exemption de visa du ministère des Affaires étrangères et le site Visit Japan Web ne se sont pas ouverts avec notre outil de vérification ; ils ne figurent donc pas dans la liste. La règle des 90 jours sans visa est celle lue sur la liste du ministère pour la version précédente de ce guide. Les règles varient selon la nationalité et peuvent changer : vérifiez la liste du ministère pour votre passeport avant le départ.

Vos questions, nos réponses

Faut-il un visa pour visiter le Japon en tant que touriste ?

Les ressortissants de la plupart des pays occidentaux, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, les pays de l’UE, l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande, peuvent se rendre au Japon sans visa jusqu’à 90 jours pour du tourisme. Les conditions d’entrée changent parfois ; vérifiez auprès de l’ambassade du Japon pour votre nationalité avant le départ. Le Japon utilise un système d’entrée numérique (Visit Japan Web) auquel il vaut la peine de s’inscrire à l’avance pour accélérer les formalités à l’arrivée.

Laisse-t-on un pourboire au Japon ?

Non. Le pourboire ne fait pas partie de la culture du service japonaise et, dans certains contextes, il est considéré comme impoli. Le prix payé couvre le service. Cela vaut pour les restaurants, les taxis, le personnel des hôtels et les hôtesses de ryokan. Au plus haut niveau, le service d’un ryokan de luxe est simplement ce qui est attendu, et un pourboire serait déplacé. STAYGO s’occupe des gratifications dans les situations précises où un geste est approprié.

Est-il facile de se déplacer au Japon sans parler japonais ?

Les grands nœuds de transport, les zones touristiques et la plupart des hôtels de luxe fonctionnent bien en anglais. En revanche, beaucoup de bons restaurants, de boutiques spécialisées et de ryokan ne le font pas, et une grande part de ce qui justifie le vol se trouve dans cette seconde catégorie. Un concierge spécialisé prend en charge toute la communication, les arrangements et la logistique sur place en japonais, ce qui supprime entièrement cet obstacle.

Quelle monnaie utilise-t-on au Japon, et le paiement en espèces y domine-t-il ?

Le Japon utilise le yen japonais (JPY). Même si l’acceptation des cartes a nettement progressé, le Japon reste plus dépendant des espèces que la plupart des pays occidentaux, en particulier dans les petits restaurants, les commerces locaux, les temples et les établissements ruraux. Ayez toujours des yens sur vous. Les distributeurs des 7-Eleven acceptent de façon fiable les cartes internationales. Avec un yen à des niveaux historiquement faibles face à l’USD, l’AUD et le GBP, le Japon représente aujourd’hui une valeur exceptionnelle pour les voyageurs de luxe internationaux.

Quelle tenue prévoir pour les expériences de luxe au Japon ?

La culture japonaise de la grande table et du ryokan a des attentes précises. Dans les restaurants kaiseki haut de gamme et les comptoirs omakase, une tenue de ville soignée à formelle est appropriée. Les chaussures ouvertes et les vêtements de sport n’y ont pas leur place. Dans les ryokan, un yukata (peignoir de coton) est en général fourni et se porte dans les espaces communs. Les visites de temples et de sanctuaires demandent une tenue sobre et couvrante. STAYGO informe ses clients des usages vestimentaires propres à chaque lieu et à chaque expérience.

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